Monolink - Biographie et discographie, tous les albums et toutes les chansons

Monolink

Monolink (de son vrai nom — Steffen Linck ; né en 1989 en Allemagne) est un chanteur, auteur-compositeur, multi-instrumentiste et producteur allemand de musique électronique, qui a grandi dans la région de Hambourg avant de construire sa carrière musicale à Berlin. Son univers associe la tradition du singer-songwriter à la musique électronique : le chant live et les parties de guitare s’intègrent à des arrangements de house, electronica, ambient, progressive et melodic techno.

La particularité de Monolink ne tient pas seulement au mélange des genres, mais surtout à sa manière de se produire. Il ne se limite pas à un DJ set : il chante, joue de la guitare et des claviers, contrôle des synthétiseurs, des boucles et Ableton Live, transformant le concert électronique en une forme intermédiaire entre la prestation d’un groupe et un live set de club.

Parmi les principales compositions de Monolink figurent The End, Burning Sun, Sirens, Swallow, Father Ocean, Return to Oz, Black Day, Sinner, Otherside, The Prey, Under Dark, Turning Away, Black Hole, Point Of No Return, The Silence, Light Up My Dark, Mesmerized, Powerful Play, Avalanche, In My Place, Perfect World, Promised Land et Beacon. Au cours de sa carrière, il a publié trois albums studio : Amniotic (2018), Under Darkening Skies (2021) et The Beauty Of It All (2025).

Guitare, indie rock et premières chansons

L’histoire musicale de Steffen Linck commence bien avant sa découverte de la culture des clubs. Il grandit près de Hambourg et commence à apprendre la guitare vers l’âge de quinze ans. Le déclic vient de sa rencontre avec un camarade d’école qui maîtrise déjà bien l’instrument et lui fait découvrir la musique britannique à guitares.

L’une de ses premières grandes passions est The Libertines. Dans un groupe d’adolescents, Linck reprend leurs chansons et commence peu à peu à écrire son propre matériel. Par la suite, son éventail d’influences s’élargit : Bob Dylan, Leonard Cohen, Neil Young, The Beatles, The Strokes, Pink Floyd, Radiohead et Oasis deviennent particulièrement importants pour lui.

La tradition du singer-songwriter exerce une influence particulièrement forte sur sa formation — une musique dans laquelle la chanson se construit autour d’une histoire, d’un texte et de la personnalité de son auteur. Leonard Cohen et Bob Dylan intéressent Linck par leur capacité à transformer quelques lignes en un univers autonome, tandis que la guitare reste longtemps son instrument principal.

Il ne suit pas de formation musicale classique et expliquera plus tard qu’il apprécie justement ce parcours largement autodidacte : devoir comprendre l’harmonie, l’enregistrement et les instruments par la pratique l’a aidé à développer sa propre approche.

Installation à Berlin et architecture

En 2009, Steffen Linck quitte la région de Hambourg pour s’installer à Berlin. À l’origine, ce déménagement n’a rien à voir avec la musique électronique : il envisage de se consacrer à l’architecture et étudie cette discipline pendant un certain temps.

Musicalement, durant ses premières années dans la capitale allemande, il reste avant tout auteur de chansons acoustiques. Linck joue dans de petits établissements, se produit dans la rue et participe à un projet folk réunissant contrebasse, guitare et batterie.

C’est Berlin qui modifie progressivement sa conception de ce que peut être la musique.

La culture des clubs lui paraît d’abord être l’exact opposé du folk qu’il connaît. Dans la chanson d’auteur, les mots racontent une histoire. Sur un dancefloor, il n’y a souvent aucun texte, mais le rythme répétitif, la basse et le développement progressif de l’arrangement peuvent créer un état émotionnel tout aussi puissant.

Linck décrit cette découverte comme une autre manière d’écouter : moins analyser la musique avec l’esprit que la ressentir physiquement avec le corps.

La naissance de Monolink

Plutôt que de choisir entre la chanson à la guitare et la scène électronique, Linck décide de réunir les deux systèmes.

Il commence à apprendre les logiciels musicaux, les synthétiseurs et la production électronique, en intégrant progressivement des compositions écrites à la guitare dans des structures destinées au dancefloor.

C’est à ce moment qu’apparaît le principe fondamental de Monolink : une chanson doit rester une chanson même lorsqu’elle devient un morceau électronique.

La guitare et la voix ne deviennent donc pas de simples éléments décoratifs ajoutés au-dessus d’un beat déjà terminé. Elles se trouvent au cœur même de la composition, tandis que la partie électronique se développe autour de la mélodie vocale, des accords et du texte.

Parmi les musiciens électroniques qui ont influencé la formation de cette approche, Linck lui-même cite Nicolas Jaar, Stimming, David August, Moderat, Acid Pauli, Lake People et d’autres représentants de la scène électronique européenne.

Indigo — les premiers enregistrements officiels

Monolink commence à publier ses premiers enregistrements et sélections de DJ sur Internet dès le début des années 2010.

Sa première sortie commerciale bien documentée est Indigo, publiée le 16 novembre 2014 sur By Ground Digital.

Le projet contient trois compositions :

  • Indigo
  • Paralyzed
  • Into the Darkness

Son intérêt pour les formats club de longue durée est déjà perceptible : Paralyzed et Into the Darkness dépassent toutes deux les sept minutes, ce qui distingue clairement le Monolink des débuts d’un auteur de chansons pop classique.

Mais la véritable formation d’un projet immédiatement reconnaissable intervient après sa rencontre avec l’un des représentants importants de l’électronique alternative allemande.

The End et Acid Pauli

En 2015, Monolink collabore avec Acid Pauli — le projet électronique de Martin Gretschmann, auparavant associé à The Notwist.

Cette collaboration donne naissance à la sortie The End. Elle comprend des compositions originales et des remixes, tandis que ce travail commun permet à Monolink de s’intégrer beaucoup plus profondément à la scène électronique professionnelle.

The End est particulièrement importante pour la suite de son parcours, car on y entend déjà clairement l’équilibre qui deviendra la signature du musicien : une voix masculine calme et une structure presque traditionnelle de chanson plongent dans un rythme électronique qui évolue lentement.

Au lieu de donner l’impression d’une chanson d’auteur sur laquelle on aurait ajouté une boîte à rythmes, la musique crée progressivement son propre espace entre folk et club.

Burning Sun et Sirens

L’étape suivante est Burning Sun, publiée en 2017. À ce moment-là, Monolink est définitivement devenu un projet live autonome.

La même période voit apparaître Sirens — l’une de ses compositions anciennes les plus reconnaissables. Le contraste caractéristique de Linck y fonctionne particulièrement bien : la partie vocale paraît presque intime, tandis que la base de basses fréquences et l’accumulation progressive des couches électroniques sont pensées pour les grands espaces et le dancefloor.

Cette capacité à produire simultanément la sensation d’une chanson personnelle et celle d’un morceau de club devient bientôt le fondement de son premier album.

Amniotic

Le premier album studio Amniotic paraît le 20 avril 2018.

L’édition principale comprend 11 morceaux et dépasse une heure. Elle contient Amniotic, Black Day, Sirens, Rearrange My Mind, Frozen, Father Ocean, Swallow, Take Me Home, Riverman, Return to Oz ainsi que d’autres compositions de cette période.

Le titre est lié aux idées de naissance, de nature et d’état originel de la vie. Monolink expliquait lui-même avoir voulu créer avec l’album une relation presque physique avec la nature et le vivant.

Cela explique bien la construction du disque. Malgré l’utilisation de synthétiseurs et de rythmiques électroniques, Amniotic donne rarement l’impression d’une musique technologique froide. On y entend des guitares, une voix, la respiration, des instruments acoustiques et beaucoup d’espace entre les différents éléments sonores.

Sirens et Swallow figurent parmi les œuvres essentielles de l’album, tandis que Father Ocean devient avec le temps l’une des chansons les plus connues de toute la carrière de Monolink.

Father Ocean et Return to Oz

Father Ocean montre particulièrement bien pourquoi le catalogue de Monolink s’est révélé si adapté à la culture du remix.

La composition originale contient déjà deux dimensions autonomes — l’une fondée sur la chanson, l’autre sur l’électronique. Un autre producteur peut donc modifier considérablement le rythme et la dynamique club sans détruire l’image vocale principale.

La version Father Ocean (Ben Böhmer Remix) devient particulièrement célèbre. L’électronique mélodique plus lumineuse de Ben Böhmer donne une nouvelle vie club au morceau, et ce remix finit par devenir l’un des enregistrements les plus populaires associés au nom de Monolink.

Une histoire comparable accompagne Return to Oz. La version originale figure sur Amniotic, mais en 2019 paraît le ARTBAT Remix, qui devient l’un des remixes les plus reconnaissables de la scène moderne melodic house & techno.

Le catalogue de Monolink se développe ainsi simultanément sous deux formes parallèles : comme musique de son auteur et comme matériau réinterprété par d’autres producteurs électroniques.

Burning Man et le passage au statut de live act international

Les performances de Monolink au Burning Man comptent parmi les moments les plus importants de son développement international.

La vidéo de sa prestation dans le Black Rock Desert en 2018 connaît une diffusion particulièrement large. Pour l’identité visuelle du projet, le lieu paraît presque idéal : guitare, voix, appareils électroniques, coucher de soleil et espace ouvert renforcent l’image d’un musicien qui se situe à la fois au cœur d’un festival de musique électronique et en dehors de la culture DJ traditionnelle.

C’est précisément le format live qui devient le principal avantage distinctif de Monolink.

Il ne cherche pas à reproduire littéralement l’enregistrement studio. Ableton Live contient des éléments séparés des chansons, des boucles et des couches électroniques qu’il peut contrôler directement pendant la performance. Le chant et la guitare sont également joués en direct.

La durée, la structure des transitions et certains éléments peuvent ainsi varier selon le lieu et le public.

Black Hole avec Ben Böhmer

En 2019, Monolink enregistre Black Hole avec Ben Böhmer. Le morceau figure sur le premier album de Böhmer, Breathing, et paraît sur Anjunadeep.

Cette collaboration semble particulièrement naturelle. La musique de Ben Böhmer repose sur une électronique progressive mélodique, tandis que la manière de chanter de Monolink lui apporte une véritable dramaturgie de chanson.

Black Hole devient l’une des collaborations les plus connues de Linck et reçoit ensuite de nouveaux remixes, notamment des versions de Konstantin Sibold.

Au cours de cette même période, le catalogue de Monolink continue de se développer grâce à ses propres chansons, aux remixes et aux performances internationales.

Sinner, Otherside et le chemin vers le deuxième album

En 2020 paraît le single Sinner, suivi de Otherside. Ces compositions marquent la transition vers le matériel plus contrasté du deuxième album.

Alors qu’Amniotic pouvait être perçu comme un espace relativement cohérent, naturel et mélancolique, la nouvelle musique est émotionnellement moins stable.

Les raisons se trouvent en grande partie dans la vie même de Linck. La première partie du deuxième album est créée après une longue période de tournées, à un moment où il souhaite écrire une musique plus énergique destinée aux grandes scènes. Puis surviennent des changements personnels, la fin d’une relation et la pandémie de COVID-19, qui met à l’arrêt l’industrie du concert.

Le matériel commence alors à évoluer dans une direction complètement différente.

Under Darkening Skies

Le deuxième album studio Under Darkening Skies paraît le 11 juin 2021 sur Embassy One.

Il contient 12 compositions pour une durée totale de plus d’une heure.

Parmi les œuvres principales figurent Laura, The Prey, We Don't Sleep, Harlem River, Falling, Otherside, Under Dark, Reflections et Don't Hold Back.

L’hétérogénéité interne devient l’une des forces du disque. Les titres destinés aux clubs côtoient des compositions vocales lentes et des passages presque intimistes.

Linck lui-même explique ces différences par les circonstances de création de l’album. Une partie du matériel est née sous l’influence des grands concerts et vise une énergie élevée. Plus tard, l’isolement et les changements dans sa vie personnelle orientent son travail vers des états plus calmes et plus intimes.

Under Darkening Skies apparaît ainsi moins comme l’expression d’une seule émotion que comme le document de plusieurs périodes très différentes.

Don't Hold Back et Turning Away

L’une des chansons importantes de cette deuxième période est Don't Hold Back. Elle figure directement sur Under Darkening Skies et date de 2021, et non de 2023 comme l’indiquent parfois à tort certains catalogues et biographies.

La même année paraît Turning Away sur Cercle Records.

Le morceau reçoit ensuite de nouvelles versions, notamment un remix de Parra for Cuva, poursuivant une tradition caractéristique de Monolink : ses chansons acquièrent une vie autonome dans les catalogues d’autres artistes électroniques.

Cercle et le concert aux Maldives

La collaboration avec Cercle occupe une place particulière parmi les enregistrements live de Monolink.

La performance sur l’île de Gaatafushi aux Maldives n’est pas présentée comme une simple vidéo de festival, mais comme une œuvre audiovisuelle indépendante : le concert électronique se déroule pratiquement au cœur même d’un paysage naturel.

En 2022, l’enregistrement est officiellement publié sur les plateformes numériques sous le titre Cercle: Monolink at Gaatafushi Island, Maldives (Live).

Ce type de projet convient particulièrement bien à la musique de Monolink, car ses compositions dépendent souvent autant de l’espace que de la structure traditionnelle d’une chanson.

Point Of No Return et Adam Port

En 2023, Monolink collabore avec Adam Port, membre du collectif berlinois Keinemusik.

Le single commun Point Of No Return paraît le 15 mars 2023 sur Afterlife Recordings.

Contrairement aux œuvres plus orientées folk de Monolink, la structure principale est ici nettement plus proche de la techno et de la melodic house & techno. La voix de Linck devient presque un élément hypnotique à l’intérieur de la structure club.

Point Of No Return devient l’une des compositions les plus marquantes de son catalogue numérique et démontre une nouvelle fois à quel point Monolink peut s’intégrer naturellement à la musique d’autres producteurs sans perdre son identité.

The Silence avec Stephan Jolk

En mai de la même année paraît The Silence, enregistré avec le producteur électronique italien Stephan Jolk.

Les deux musiciens sont crédités non seulement comme interprètes, mais aussi comme auteurs et producteurs de la composition.

On retrouve ici un principe caractéristique de Monolink : un petit nombre de phrases vocales n’explique pas littéralement la musique, mais fixe une direction émotionnelle autour de laquelle l’arrangement électronique se développe progressivement.

Light Up My Dark

Le 26 juillet 2024, Monolink publie le single Light Up My Dark, puis en août une version extended de plus de sept minutes.

La composition devient une sortie autonome importante entre les deuxième et troisième albums, mais elle ne figure pas sur The Beauty Of It All.

Il n’est donc pas tout à fait exact de considérer Light Up My Dark comme le premier single directement issu du troisième album. Il s’agit plutôt d’une œuvre de transition entre deux étapes de sa discographie.

Mesmerized et le début d’un nouveau chapitre

Le véritable cycle de l’album The Beauty Of It All se déploie en 2025.

L’une des premières chansons essentielles est Mesmerized. La composition est nettement plus sombre que certaines œuvres antérieures et se construit autour d’un long développement électronique, du chant et d’une rythmique aux sonorités analogiques.

Elle est suivie de Powerful Play, puis d’autres compositions destinées au futur album.

Lors de la création du nouveau disque, Monolink prend volontairement ses distances avec le rythme permanent des tournées et réalise une partie du travail dans un studio situé dans la campagne allemande. Après plusieurs années de concerts, il souhaite de nouveau interagir physiquement avec les instruments — jouer du piano et de la guitare, improviser, puis seulement transformer ces idées en enregistrements électroniques.

Le musicien décrit lui-même cette méthode presque littéralement comme la transformation de folk songs en dancefloor songs.

The Beauty Of It All

Le troisième album studio The Beauty Of It All paraît le 26 septembre 2025 sur Embassy One.

L’album contient dix compositions :

  • Call of the Void
  • Perfect World
  • Powerful Play
  • Avalanche
  • In My Place
  • Mesmerized
  • Promised Land
  • Beacon
  • Phoenix
  • Once I Understood

La durée de l’album est d’environ 52 minutes.

Au centre de The Beauty Of It All se trouvent les thèmes de la beauté, l’impermanence, la proximité humaine et la perception du temps. Mais le plus important reste la manière dont ces idées se reflètent dans la musique elle-même.

Monolink ne cherche pas à rendre les dix compositions également adaptées au club.

Powerful Play est davantage liée au dancefloor. Avalanche adopte une dynamique progressive plus hypnotique. Mesmerized évolue lentement et dans une atmosphère sombre. Beacon souligne davantage le piano et la dimension d’auteur-compositeur. La dernière piste, Once I Understood, ramène presque l’auditeur à l’intimité d’une chanson classique.

Le troisième album rend ainsi explicite ce qui existe dans la musique de Monolink depuis le début : la composition électronique et la chanson d’auteur ne sont pas deux genres qui alternent. Ce sont deux couches d’un même système.

Perfect World

Perfect World constitue une évolution particulièrement intéressante.

Au lieu de la pulsation four-on-the-floor directe souvent associée à Monolink, la composition utilise une rythmique liée au UK garage et au breakbeat. La voix, les synthétiseurs et la mélodie mélancolique conservent néanmoins sa signature reconnaissable.

L’idée du texte vient à Linck alors qu’il observe des gens dans un café à Hambourg. La chanson s’intéresse au sentiment moderne de déconnexion — cette situation où une personne est physiquement entourée d’autres personnes et d’informations, mais où le lien émotionnel devient de moins en moins évident.

2026 : remixes et prolongement de The Beauty Of It All

En 2026, Monolink poursuit le développement du matériel du troisième album à travers une série de remixes.

De nouvelles versions de Beacon, Mesmerized, Perfect World, Powerful Play et Promised Land paraissent. Parmi les producteurs invités figurent Colyn, Henrik Schwarz, Dirtwire, Curol, Yamagucci, Acid Pauli et Steve Bug.

En juillet 2026 paraît Powerful Play / Promised Land (Acid Pauli & Steve Bug Remixes).

Ce cycle montre bien la continuité de toute l’histoire de Monolink : Acid Pauli, qui avait déjà joué un rôle important au moment de The End en 2015, travaille à nouveau sur le matériel de Linck plus de dix ans plus tard, après la sortie de son troisième album studio.

The Beauty Of It All Tour

La sortie du troisième album s’accompagne de la tournée internationale The Beauty Of It All Tour.

La partie européenne commence dès 2025, tandis qu’en 2026 le programme se poursuit en Amérique du Nord, en Asie, en Amérique du Sud et en Europe.

En Amérique du Nord, Monolink se produit notamment à Toronto, Brooklyn, Boston, Chicago, Dallas, Austin, Denver, Phoenix, Los Angeles, San Francisco, Portland, Seattle et Vancouver.

La tournée repose sur un véritable live show avec chant, guitare, claviers, synthétiseurs et une nouvelle mise en scène. Aux côtés du matériel de The Beauty Of It All, le programme comprend Sirens, Father Ocean, Otherside, Point Of No Return et d’autres œuvres des périodes précédentes.

En 2026, Monolink revient également au Fusion Festival avec une performance hybride, maintenant le lien avec cet environnement de festivals qui a joué un rôle important dans la formation du projet.

Comment fonctionne le live set de Monolink

Le format scénique est l’une des principales raisons pour lesquelles il est difficile de qualifier Monolink de simple DJ.

Le cœur de la performance reste la voix et la guitare. Elles passent par Ableton Live, où elles se combinent à des éléments électroniques préparés, des effets et des boucles.

En parallèle, le musicien utilise des contrôleurs MIDI, des synthétiseurs et d’autres appareils qui lui permettent de restructurer une composition directement sur scène.

Une chanson peut ainsi exister sous plusieurs formes.

Il y a la version studio, où chaque détail est fixé.

Il existe une version extended destinée au club.

Il existe une version acoustique capable de fonctionner presque sans électronique.

Et enfin, il existe une version live dont la durée et la dynamique peuvent changer directement pendant la performance.

C’est précisément ce qui distingue Monolink d’un artiste qui se contente de chanter sur un accompagnement électronique préparé à l’avance.

Guitare et studio électronique

Malgré le développement des technologies, la guitare reste l’un des principaux outils de travail de Steffen Linck.

À différentes périodes, il utilise notamment une Gibson ES-335 et une Fender Stratocaster, tandis que de nombreuses compositions apparaissent initialement sous la forme d’une idée de guitare ou de piano.

Le processus de création peut commencer par une courte mélodie, une ligne de texte ou un enregistrement effectué sur un téléphone. Le fragment est ensuite transféré dans Ableton Live, où des synthétiseurs, des percussions électroniques et d’autres instruments live se construisent progressivement autour de lui.

En studio, Monolink utilise également des synthétiseurs analogiques, notamment un Roland Juno-60 et un Korg MS-20, même si le musicien souligne que le modèle précis de l’équipement est pour lui beaucoup moins important que la mélodie et le texte.

Le style musical de Monolink

Les catalogues classent Monolink dans l’electronica, la house, la dance, la progressive house et la melodic house & techno, mais aucune de ces définitions ne décrit à elle seule l’ensemble du projet.

Du folk et de la tradition classique du singer-songwriter viennent :

  • la guitare ;
  • la structure couplet-refrain ;
  • le texte narratif ;
  • le chant personnel ;
  • l’intérêt pour les images de la nature et les états intérieurs.

De la scène électronique, Monolink reprend :

  • le rythme répétitif des clubs ;
  • les synthétiseurs ;
  • les basses profondes ;
  • le développement long et progressif ;
  • le principe du live set continu ;
  • la possibilité de transformer radicalement une œuvre grâce au remix.

La description la plus précise de Monolink n’est donc ni « un chanteur qui s’est mis à faire de la techno », ni « un DJ avec une guitare ».

Il travaille à l’endroit où la tradition du singer-songwriter se transforme en musique électronique dansante sans perdre la chanson elle-même.

Textes et thèmes principaux

L’importance des paroles distingue Monolink d’une grande partie de la scène melodic techno instrumentale.

Leonard Cohen et Bob Dylan ont eu une influence évidente sur lui, chez qui le contenu d’une chanson ne se sépare jamais de la mélodie.

Les textes de Linck prennent toutefois rarement la forme d’un récit linéaire avec une intrigue entièrement expliquée. Il s’intéresse davantage à des images isolées et à des états émotionnels.

Ses chansons reviennent régulièrement sur la nature, l’eau, l’obscurité, la lumière, l’espace, la solitude, le mouvement, la perte, la proximité humaine et la tentative de trouver un lien entre l’individu et le monde qui l’entoure.

Cette orientation apparaît déjà dans des titres comme Father Ocean, Burning Sun, Under Darkening Skies, Avalanche, Beacon et Phoenix.

L’imagerie naturelle ne sert pas ici de simple décoration, mais de moyen pour parler des émotions sans rendre les textes trop littéraux.

Discographie studio de Monolink

Amniotic — 2018

Premier album studio qui établit le principe fondamental du projet — l’association entre chanson d’auteur jouée en live et musique électronique de club.

Compositions principales : Sirens, Swallow, Father Ocean, Return to Oz, Black Day, Rearrange My Mind, Amniotic.

Under Darkening Skies — 2021

Deuxième album à la palette émotionnelle plus large — de la musique électronique énergique aux compositions vocales intimistes.

Compositions principales : The Prey, Otherside, Under Dark, Harlem River, Don't Hold Back, Reflections, We Don't Sleep.

The Beauty Of It All — 2025

Troisième album studio consacré à la beauté, à l’impermanence et au lien humain. Les instruments live et la production électronique s’y rapprochent encore davantage.

Compositions principales : Mesmerized, Powerful Play, Avalanche, In My Place, Perfect World, Promised Land, Beacon.

Principales sorties anciennes et live

Indigo — 2014 — première sortie commerciale de trois titres de Monolink clairement documentée.

The End — 2015 — collaboration avec Acid Pauli et l’une des étapes essentielles de la formation de son propre style.

Burning Sun — 2017 — sortie ancienne de la période précédant directement Amniotic.

Amniotic (Deluxe Version) — 2019 — version enrichie du premier album.

Cercle: Monolink at Gaatafushi Island, Maldives (Live) — 2022 — sortie live officielle.

Les principales chansons de Monolink

Parmi les œuvres centrales de son catalogue figurent :

The End, Burning Sun, Sirens, Swallow, Father Ocean, Return to Oz, Black Day, Rearrange My Mind, Sinner, Otherside, The Prey, Under Dark, Don't Hold Back, Turning Away, Black Hole, Point Of No Return, The Silence, Light Up My Dark, Mesmerized, Powerful Play, Avalanche, In My Place, Perfect World, Promised Land, Beacon, Phoenix et Once I Understood.

Collaborations et remixes connus

Une partie distincte de l’histoire de Monolink est liée à d’autres représentants de la scène électronique contemporaine.

Acid Pauli participe à la formation de l’une de ses premières sorties les plus importantes — The End — puis revient plusieurs années plus tard à la musique de Monolink avec un remix de Powerful Play.

Ben Böhmer retravaille Father Ocean et enregistre Black Hole avec Linck.

ARTBAT transforme Return to Oz en l’un des remixes melodic techno les plus reconnaissables du catalogue.

Adam Port devient coauteur de Point Of No Return.

Stephan Jolk crée The Silence avec Monolink.

La musique de Linck a également été réinterprétée par Tale Of Us, Innellea, Parra for Cuva, Colyn, Henrik Schwarz, Sam Shure, Mathame, Fideles, Steve Bug et d’autres producteurs.

Cette ouverture aux remixes est devenue une partie importante de sa position dans la culture électronique : les chansons n’existent pas comme des œuvres fermées, mais comme un matériau capable de passer d’un concert d’auteur à un grand dancefloor techno tout en conservant son noyau émotionnel.

Pourquoi Monolink occupe une place à part dans la musique électronique

L’association de la guitare et de l’électronique n’est pas nouvelle en soi. La particularité de Monolink tient au fait qu’il n’utilise pas les instruments live uniquement comme un complément spectaculaire sur scène.

Son système musical est né précisément de la rencontre entre deux manières différentes de percevoir la musique.

Du folk et du rock, il a hérité de l’idée de la chanson comme récit.

De Berlin, il a retenu l’idée de la musique comme expérience collective et physique fondée sur le rythme, la répétition et l’immersion progressive.

Au lieu de choisir une seule direction, Linck a fait de cette contradiction la base de son propre projet.

C’est pourquoi Monolink paraît aussi naturel avec une guitare devant un petit public que derrière des équipements électroniques dans un festival, dans le désert du Burning Man ou au cœur d’une grande production audiovisuelle.

Ses trois albums studio montrent le développement progressif d’une seule idée. Amniotic a défini le langage du projet, Under Darkening Skies en a élargi les frontières émotionnelles, tandis que The Beauty Of It All a encore davantage rapproché les instruments live, l’écriture de chansons et la production électronique contemporaine.

C’est précisément pour cette raison que Monolink est devenu une figure importante de la scène électronique actuelle : il ne cherche ni à soumettre la chanson traditionnelle à la musique de club, ni à faire l’inverse — il crée un espace dans lequel guitare, voix humaine, synthétiseur et rythme dansant sont perçus comme les éléments d’un même langage musical.


Écouter la musique Monolink

Ben Böhmer & Monolink - Black Hole

Ben Böhmer & Monolink - Black Hole

03:37 8.36Mb [320 kbps] 12 0 0 13.08.2026 layden House, Melodic House

Monolink - Laura

Monolink - Laura

07:19 16.84Mb [320 kbps] 203 0 0 17.10.2025 layden House, Melodic House

Ben Böhmer & Monolink - Black Hole (Martin Roth Remix)

Ben Böhmer & Monolink - Black Hole (Martin Roth Remix)

04:44 10.93Mb [320 kbps] 133 0 0 14.10.2025 layden House, Melodic House

0:00 04:44
Ben Böhmer & Monolink - Black Hole (Gui Boratto Rework)

Ben Böhmer & Monolink - Black Hole (Gui Boratto Rework)

04:50 11.16Mb [320 kbps] 122 0 0 14.10.2025 layden House, Melodic House

0:00 04:50
Monolink - Avalanche

Monolink - Avalanche

04:54 11.45Mb [320 kbps] 170 0 0 29.05.2025 User_1928 House

Monolink - Powerful Play (Original Mix)

Monolink - Powerful Play (Original Mix)

05:31 13.17Mb [320 kbps] 450 0 0 21.05.2025 User_1928 House

0:00 05:31
Monolink - Regen (Interlude)

Monolink - Regen (Interlude)

01:47 4.16Mb [320 kbps] 235 1 0 21.05.2025 User_1928 Techno

Monolink - Take Me Away

Monolink - Take Me Away

05:51 13.46Mb [320 kbps] 347 1 0 21.05.2025 User_1928 Techno

Monolink - Reflections

Monolink - Reflections

04:45 10.97Mb [320 kbps] 295 1 0 21.05.2025 User_1928 Techno

CamelPhat feat. Monolink & Innellea - Shelter

CamelPhat feat. Monolink & Innellea - Shelter

04:14 9.87Mb [320 kbps] 233 1 0 21.05.2025 User_1928 Trance

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