Григорий Лепс

Moby (de son vrai nom Richard Melville Hall ; né le 11 septembre 1965 à Harlem, Manhattan, New York, États-Unis) est un musicien électronique, compositeur, producteur, DJ, chanteur et multi-instrumentiste américain. Figure majeure de la scène électronique américaine des années 1990 et 2000, il a travaillé à la croisée de la techno, de la house, de l’ambient, du downtempo, du trip-hop, du punk rock et de la musique pop. Moby accède à une renommée mondiale avec l’album Play (1999), écoulé à plus de 12 millions d’exemplaires et devenu l’un des albums électroniques les plus populaires de son époque. Au cours de sa carrière, le musicien a vendu plus de 20 millions d’albums dans le monde.
Parmi les morceaux les plus connus de Moby figurent «Go», «Feeling So Real», «Porcelain», «Natural Blues», «Why Does My Heart Feel So Bad?», «South Side», «We Are All Made of Stars», «Extreme Ways», «Lift Me Up» et «Slipping Away». L’une des caractéristiques essentielles de son œuvre réside dans l’association de l’électronique de club avec le piano, la guitare, des textures orchestrales et des enregistrements d’archives issus du blues, du gospel et du folklore américain. Dans la dernière partie de sa carrière, l’ambient, le minimalisme au piano et les réinterprétations orchestrales de son propre catalogue ont pris une place de plus en plus importante.
Enfance, punk et origine du nom Moby
Richard Hall naît à New York, mais passe une grande partie de son enfance dans le Connecticut. Son père, James Frederick Hall, professeur de chimie, meurt dans un accident de voiture alors que son fils n’a que deux ans. Le futur musicien est élevé par sa mère, Elizabeth McBride Warner. La famille vit un temps en Californie avant de revenir sur la côte Est des États-Unis.
Il reçoit le surnom Moby alors qu’il est encore bébé. Celui-ci fait référence au roman Moby-Dick d’Herman Melville ainsi qu’à une histoire familiale selon laquelle les Hall seraient apparentés à l’écrivain. Le musicien a lui-même raconté cette version à plusieurs reprises, même si ce lien de parenté ne peut pas être considéré comme un fait généalogique établi.
Hall s’intéresse à la musique bien avant l’apparition de la scène électronique dansante à laquelle son nom sera plus tard associé. Enfant, il étudie la guitare classique et le piano, apprend les bases de la théorie musicale puis, à l’adolescence, se passionne pour le punk et le post-punk.
À 17 ans, il joue de la guitare dans le groupe hardcore punk Vatican Commandos, issu de la petite mais active scène punk du Connecticut. Après avoir quitté le groupe, Hall rejoint AWOL. Cette expérience du hardcore réapparaîtra à plusieurs reprises dans sa musique, notamment sur l’album Animal Rights et dans le projet Moby & The Void Pacific Choir.
La scène des clubs new-yorkais et les premiers enregistrements électroniques
Dans la seconde moitié des années 1980, Moby passe progressivement de la musique à guitares à l’électronique. Il s’intéresse de plus en plus à la house, aux débuts de la techno, au hip-hop, à la musique industrielle et à la culture des clubs new-yorkais. Il travaille comme DJ et commence à enregistrer ses propres morceaux à l’aide de synthétiseurs, de samplers et de boîtes à rythmes.
À ses débuts, Hall utilise plusieurs noms et pseudonymes. Le plus important de ses projets parallèles est Voodoo Child, sous lequel il publie un matériel électronique plus expérimental. Une grande partie des premiers enregistrements de Moby paraît sur le label new-yorkais Instinct Records.
Son premier grand succès arrive avec «Go». Une première version paraît dès 1990, puis le célèbre Woodtick Mix est publié en 1991. Il est notamment construit autour d’un extrait de «Laura Palmer's Theme» d’Angelo Badalamenti, tiré de la série Twin Peaks de David Lynch. «Go» entre dans le Top 10 britannique et transforme un producteur américain encore peu connu en figure remarquée de la scène rave internationale.
Dès ces premiers enregistrements apparaît un principe qui restera essentiel dans la musique de Moby : il ne considère jamais l’électronique comme un genre strictement réservé aux clubs et associe librement techno et house au punk, à l’ambient, à la musique de film et à la mélodie pop.
Everything Is Wrong et la confrontation entre électronique et rock
Après les premiers albums Moby (1992) et Ambient (1993), l’œuvre majeure de la première moitié de la décennie devient Everything Is Wrong, sorti en 1995. Le disque révèle l’étendue inhabituelle du registre du musicien, allant de la rave frénétique de «Feeling So Real» aux pièces lentes et atmosphériques «God Moving Over the Face of the Waters» et «When It's Cold I'd Like to Die».
Au lieu de consolider son statut de producteur techno à succès, Moby prend presque la direction opposée avec son album suivant. Animal Rights (1996) est marqué par le punk, les guitares lourdes et un rock alternatif agressif. Pour une partie du public qui attendait une continuation de sa veine électronique, le disque constitue une surprise et rencontre un succès commercial nettement inférieur à celui de son prédécesseur.
Cette période manque de mettre fin à sa carrière d’artiste de premier plan. C’est pourtant après Animal Rights que Moby commence à travailler sur l’album qui va entièrement transformer sa place dans l’industrie musicale.
Play : l’album qui a changé la carrière de Moby
Play sort le 17 mai 1999. Durant ses premiers mois de commercialisation, rien ne laisse présager un futur succès mondial. Moby lui-même ne s’attend pas à des ventes importantes, mais les chansons gagnent progressivement en visibilité grâce à la radio, à la télévision, au cinéma et surtout à leur utilisation dans la publicité. L’album finit par se vendre à plus de 12 millions d’exemplaires.
L’une des bases de son identité sonore repose sur des enregistrements d’archives de musique traditionnelle américaine. Moby travaille avec des extraits vocaux provenant des collections du folkloriste Alan Lomax et d’autres sources historiques, plaçant les voix d’interprètes de la première moitié du XXe siècle dans un contexte électronique entièrement nouveau.
«Honey» utilise la voix de la chanteuse folk Bessie Jones, «Find My Baby» s’appuie sur un enregistrement du chanteur de blues Boy Blue, tandis que «Natural Blues» est construit autour de «Trouble So Hard» de Vera Hall. Dans «Why Does My Heart Feel So Bad?», le fragment vocal provient d’un enregistrement de gospel. Plutôt que d’imiter la musique ancienne, Moby l’associe au piano, aux synthétiseurs, aux rythmes électroniques et à sa propre voix, créant ainsi un pont entre différentes époques musicales.
Parmi les principaux morceaux de Play figurent :
- «Porcelain» ;
- «Natural Blues» ;
- «Why Does My Heart Feel So Bad?» ;
- «Honey» ;
- «Bodyrock» ;
- «Run On» ;
- «South Side».
La licence de synchronisation joue un rôle particulièrement important dans l’histoire de l’album. Les 18 morceaux de Play finissent tous par être utilisés dans des publicités, des films ou des productions télévisées — un cas exceptionnel pour l’époque. Cette stratégie suscite d’abord des critiques concernant une commercialisation excessive de la musique, mais elle permet également à l’album d’atteindre un public auquel les artistes électroniques de la fin des années 1990 accédaient rarement par l’intermédiaire des radios américaines traditionnelles.
Le succès commercial de Play est également important dans un contexte plus large : la musique électronique, longtemps restée aux États-Unis un phénomène principalement lié aux clubs et aux sous-cultures, acquiert avec Moby l’un de ses artistes grand public les plus reconnaissables.
18 et Extreme Ways
Après l’ampleur inattendue du succès de Play, Moby doit relever un défi difficile : créer une suite sans reproduire littéralement l’album précédent. 18 sort en 2002 et développe le versant plus mélodique et contemplatif de sa musique. Électronique, voix gospel, ambient, textures orchestrales et chansons pop y coexistent.
L’un des principaux singles est «We Are All Made of Stars», mais c’est «Extreme Ways» qui établit le lien le plus durable avec la culture populaire. La chanson est utilisée au générique de fin de The Bourne Identity, puis devient une véritable signature musicale de la série de films consacrée à Jason Bourne. Il est donc plus juste de parler de l’utilisation récurrente d’une chanson de Moby dans la franchise que de le présenter comme compositeur de sa bande originale.
Hotel, Last Night et retour à un son plus intime
Hotel (2005) est un album beaucoup plus orienté vers la forme chanson. Contrairement à Play, Moby renonce presque entièrement à son recours caractéristique aux anciens samples vocaux. Sa propre voix, les guitares et les chanteurs invités passent au premier plan. Les morceaux les plus connus de cette période sont «Lift Me Up», «Raining Again» et «Slipping Away».
Avec Last Night (2008), il se tourne de nouveau vers la culture dance new-yorkaise. L’album est conçu comme une sorte de représentation musicale d’une nuit en club, depuis une house énergique jusqu’à des passages plus calmes évoquant les premières heures du matin.
Un an plus tard, Wait for Me (2009) révèle le versant opposé de Moby. Plutôt que de viser de grands singles, le musicien réalise un disque plus intime et mélancolique dans lequel l’ambient, le piano et les arrangements électroniques retenus occupent une place essentielle.
Destroyed, Innocents et The Void Pacific Choir
Destroyed (2011) naît en grande partie de la vie en tournée. Le matériel est composé dans des hôtels et des villes désertes, pendant les heures où l’insomnie laisse Moby seul après les concerts. Cette sensation de solitude nocturne définit l’atmosphère d’une grande partie de l’album.
En 2013 paraît Innocents, enregistré avec le producteur Mark «Spike» Stent et plusieurs chanteurs invités. Pour Moby, habitué à contrôler presque entièrement lui-même le processus en studio, travailler avec un producteur extérieur constitue une décision inhabituelle.
En 2016–2017, son passé rock revient au premier plan avec le projet Moby & The Void Pacific Choir. Les albums These Systems Are Failing et More Fast Songs About the Apocalypse combinent post-punk, électronique et textes politiquement engagés. Il s’agit de l’une de ses périodes les plus abrasives sur le plan sonore depuis Animal Rights.
Ambient et musique immersive
Parallèlement à ses albums de chansons, Moby développe régulièrement une veine ambient. Long Ambients 1: Calm. Sleep. (2016) et Long Ambients Two (2019) sont constitués de longues compositions pensées davantage pour le sommeil, la méditation et l’écoute calme que pour le format traditionnel d’un album.
En 2023, il publie Ambient 23, une œuvre de plus de deux heures essentiellement construite autour de textures électroniques analogiques. Moby explique la création de ce type de musique par son désir de mieux gérer l’anxiété et par son besoin d’un espace sonore débarrassé du bruit informationnel permanent.
Reprise et Resound NYC : une nouvelle lecture de son propre répertoire
Au début des années 2020, Moby revient de plus en plus souvent à son propre catalogue, non pas sous la forme de remasters ou de compilations classiques, mais en créant de nouveaux arrangements de ses anciennes œuvres.
Reprise (2021), publié par Deutsche Grammophon, propose des versions orchestrales et acoustiques de compositions issues de différentes périodes. L’enregistrement réunit un orchestre, des instrumentistes à cordes et plusieurs chanteurs invités. La rythmique de club cède la place à la composition, à l’harmonie et aux fondations mélodiques des morceaux.
Cette idée se poursuit avec Resound NYC (2023). Pour ce projet, Moby réarrange des œuvres écrites ou initialement enregistrées à New York. Les nouvelles versions réunissent Gregory Porter, Lady Blackbird, Ricky Wilson, Nicole Scherzinger, Amythyst Kiah et d’autres artistes. Les instruments électroniques y côtoient un ensemble de chambre, des cordes et des cuivres.
Always Centered at Night
En 2024 paraît Always Centered at Night, un projet collaboratif dans lequel chacun des 13 morceaux est enregistré avec un chanteur invité différent. Parmi les participants figurent serpentwithfeet, Lady Blackbird, José James, Gaidaa et le poète britannique Benjamin Zephaniah.
L’album est issu du label et de la plateforme créative du même nom, utilisés par Moby pour collaborer avec des chanteurs qui ne sont pas nécessairement orientés vers le grand public pop. Musicalement, le disque le ramène à une combinaison de soul, d’électronique nocturne, de downtempo et de house mélodique.
La même année, Moby entreprend sa première tournée européenne depuis plus d’une décennie. Les concerts célèbrent le 25e anniversaire de Play et le programme comprend aussi bien des titres du célèbre album que des morceaux provenant d’autres périodes, de «Go» et «Feeling So Real» à «Extreme Ways». Le musicien reverse les bénéfices de la tournée à des organisations de protection animale.
Future Quiet et une nouvelle étape en 2026
Le 20 février 2026, Moby publie chez BMG Future Quiet, officiellement présenté par le label comme son 23e album studio. Les quatorze compositions développent le versant le plus calme de son œuvre : minimalisme au piano, arrangements néoclassiques et vastes espaces ambient.
L’album s’ouvre sur une nouvelle version de «When It's Cold I'd Like to Die» avec Jacob Lusk du groupe Gabriels au chant. La version originale avait été enregistrée dès 1995 pour Everything Is Wrong avec la chanteuse Mimi Goese, mais plusieurs décennies plus tard, la chanson trouve un nouveau public grâce à son utilisation dans la série Stranger Things. Au moment de la sortie de Future Quiet, elle est devenue l’un des titres de Moby les plus demandés sur les plateformes de streaming.
En 2026, le musicien poursuit également une activité scénique soutenue, avec des apparitions dans des festivals aux États-Unis, au Mexique et en Europe. La longue période durant laquelle il s’était largement éloigné des tournées régulières, notamment pendant une grande partie des années 2010, semble ainsi avoir pris fin.
Moby et le cinéma
Le lien entre la musique de Moby et le cinéma dépasse largement la composition traditionnelle de bandes originales. Ses œuvres ont régulièrement été utilisées sous licence dans des longs métrages, des séries, des documentaires et des publicités.
«God Moving Over the Face of the Waters» gagne une large notoriété grâce à la scène finale du film Heat de Michael Mann, tandis que «Extreme Ways» devient indissociable des films consacrés à Jason Bourne. Les morceaux de l’époque Play sont utilisés de manière si intensive que la synchronisation devient l’un des principaux facteurs du succès international de l’album.
Moby ne se limite cependant pas aux licences commerciales. Il crée également le projet mobygratis, grâce auquel il met une partie de sa musique à la disposition de cinéastes indépendants et non commerciaux pour leurs films. Le musicien évoquait déjà publiquement l’existence de ce service au début des années 2010.
Le langage musical de Moby
L’œuvre de Moby ne peut pas être décrite avec précision à travers un seul genre. Selon les périodes, sa musique s’est appuyée sur :
- la techno et les débuts de la rave ;
- la house ;
- l’ambient ;
- le downtempo ;
- le trip-hop ;
- le rock alternatif et le punk rock ;
- la soul et le gospel ;
- le minimalisme au piano et la musique orchestrale.
L’un de ses procédés les plus caractéristiques consiste à confronter des sources qui semblent, à première vue, incompatibles. Une vieille voix de blues peut se superposer à une boîte à rythmes moderne, une simple progression de piano côtoyer un synthétiseur, tandis que la structure d’un morceau house peut être associée à l’esthétique du gospel religieux ou de la musique de chambre.
Il serait toutefois réducteur de présenter Moby uniquement comme l’artiste de Play. Le punk de Vatican Commandos, la dureté d’Animal Rights, l’orientation club de Last Night, la dimension politique de The Void Pacific Choir et ses longues œuvres ambient montrent que la diversité stylistique faisait partie de son approche bien avant son succès mondial et qu’elle s’est maintenue par la suite.
Véganisme et défense des animaux
La défense des animaux occupe dans la vie de Moby une place aussi importante que nombre de ses projets musicaux. Il suit un mode de vie végan depuis 1987 et soutient depuis des décennies des organisations opposées à l’exploitation animale, ainsi que différentes initiatives environnementales et humanitaires. En 2025, le musicien célèbre 38 années de véganisme.
Cette position se reflète régulièrement dans les pochettes d’albums, les interviews, les projets documentaires et les choix financiers du musicien. Par exemple, Moby décide de reverser les bénéfices de sa tournée européenne de 2024 à des organisations de protection animale. Son militantisme ne peut donc pas être considéré comme un ajout tardif à sa carrière musicale : ces convictions accompagnent son activité publique depuis la fin des années 1980.
Livres
En 2016, Moby publie ses mémoires Porcelain, consacrées principalement à la période allant de 1989 à 1999 : sa vie à New York, la culture des clubs, la pauvreté de ses premières années de carrière professionnelle et son ascension progressive en tant que musicien électronique reconnu.
Son deuxième livre autobiographique, Then It Fell Apart, paraît en 2019. Il commence approximativement là où s’achève le premier et raconte la période suivant la sortie de Play, la célébrité mondiale soudaine et les aspects destructeurs de la vie d’une personnalité célèbre.
Discographie des albums de Moby
- Moby — 1992
- Ambient — 1993
- Everything Is Wrong — 1995
- Animal Rights — 1996
- Play — 1999
- 18 — 2002
- Hotel — 2005
- Last Night — 2008
- Wait for Me — 2009
- Destroyed — 2011
- Innocents — 2013
- Long Ambients 1: Calm. Sleep. — 2016
- These Systems Are Failing — 2016, sous le nom Moby & The Void Pacific Choir
- More Fast Songs About the Apocalypse — 2017, sous le nom Moby & The Void Pacific Choir
- Everything Was Beautiful, and Nothing Hurt — 2018
- Long Ambients Two — 2019
- All Visible Objects — 2020
- Live Ambients – Improvised Recordings Vol. 1 — 2020
- Reprise — 2021
- Ambient 23 — 2023
- Resound NYC — 2023
- Always Centered at Night — 2024
- Future Quiet — 2026
En plus de sa discographie principale, Moby a publié de nombreuses compilations, remixes, bandes originales, versions alternatives d’albums, enregistrements ambient et œuvres sous d’autres noms, notamment Voodoo Child. Son catalogue complet est donc considérablement plus vaste que la liste de ses principales publications studio. Les documents officiels de BMG présentent Future Quiet comme le 23e album studio de Moby.
L’importance de Moby pour la musique électronique
Moby occupe une position rare entre plusieurs univers musicaux. Il débute dans le hardcore punk américain, participe au développement de la première scène électronique new-yorkaise, traverse l’ère rave, connaît un succès pop mondial puis revient vers des formes expérimentales, ambient et orchestrales.
Play reste l’œuvre centrale de sa carrière, et pas seulement en raison de ses ventes de plusieurs millions d’exemplaires. L’album démontre que la musique électronique peut exister en dehors du contexte des clubs tout en conservant un lien avec la house, la techno et la culture du sampling. Dans le même temps, «Porcelain», «Natural Blues» et «Why Does My Heart Feel So Bad?» contribuent à définir cette forme mélancolique de pop électronique à laquelle le nom de Moby sera ensuite associé dans le monde entier.
Son héritage dépasse toutefois largement un seul album. Pendant plus de trois décennies, Moby est passé de la rave au punk, des samples de gospel à l’orchestre, des chansons pop à des compositions ambient de plusieurs heures. C’est précisément cette capacité à travailler avec des langages musicaux très différents tout en conservant une identité personnelle reconnaissable qui lui a assuré une place parmi les artistes les plus identifiables et les plus durables de la musique électronique contemporaine.










