
Padre Guilherme (nom complet — Guilherme Guimarães Peixoto ; né le 31 juillet 1974 à Guimarães, au Portugal) — est un prêtre catholique portugais, aumônier militaire, DJ et producteur de musique électronique. Dans ses performances, il associe techno, melodic techno et house à des chants choraux, des cloches d’église, des motifs liturgiques et des extraits de discours des papes Jean-Paul II, François et Léon XIV.
Padre Guilherme s’est fait connaître auprès d’un large public international après sa prestation lors des Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne en août 2023. Tôt le matin, avant la messe de clôture du pape François, il a joué un set électronique devant environ un million et demi de pèlerins. Au cours des années suivantes, le prêtre s’est produit à Afterlife au Hï Ibiza, au Medusa Festival, à Zamna, au pied de la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, ainsi que lors d’autres événements consacrés à la musique électronique et à la jeunesse.
Guilherme Peixoto n’a toutefois pas abandonné son ministère sacerdotal au profit de sa carrière musicale. Il reste prêtre de l’archidiocèse de Braga et aumônier militaire de l’armée portugaise. Le musicien souligne lui-même que les DJ sets et la liturgie catholique sont pour lui deux formes d’activité distinctes : il ne transforme pas la messe en spectacle électronique, tandis qu’il utilise la musique de club comme un moyen autonome de communiquer avec son public.
Enfance à Guimarães
Guilherme Guimarães Peixoto est né à Guimarães, dans le nord du Portugal. L’enfance du futur prêtre est liée au quartier d’Azurém.
Sa naissance est associée à une histoire familiale que Peixoto a lui-même racontée plus tard dans des interviews. À sa naissance, Guilherme souffrait de graves problèmes de santé et ses proches ont été informés que son état était extrêmement critique. Selon le prêtre, sa mère a prié pour sa guérison et a promis de consacrer son enfant à Dieu s’il survivait.
Guilherme n’a appris cette histoire qu’après être devenu prêtre. Il a précisé à plusieurs reprises que sa famille ne l’avait pas poussé vers la vie religieuse : son désir d’entrer au séminaire est apparu indépendamment de cette histoire.
Le prêtre de sa paroisse d’origine, Monseigneur José Maria, a profondément marqué le jeune garçon. Peixoto observait moins la célébration elle-même que la manière dont le prêtre parlait aux habitants, était présent dans les rues de la ville et participait à la vie de la communauté locale.
Séminaire et musique
Guilherme entre au séminaire vers l’âge de treize ans.
Après ses études secondaires, il poursuit sa préparation au sacerdoce à Braga et étudie la théologie. La musique occupe déjà une place constante dans sa vie.
Durant ses années de séminaire, Peixoto joue dans un groupe de pop-rock, écoute de la musique contemporaine et ne considère pas le fait d’assister à des concerts, de fréquenter des bars ou des clubs comme incompatible avec sa préparation au sacerdoce.
Cet environnement musical se révélera important par la suite : son parcours vers la musique électronique ne commence pas par une carrière professionnelle en club, mais par l’habitude d’utiliser la musique comme un moyen de créer du lien au sein d’une communauté.
Ordination
Le 11 juillet 1999, Guilherme Peixoto est ordonné prêtre de l’archidiocèse de Braga.
Au début des années 2000, il reçoit une affectation paroissiale dans la région de Póvoa de Varzim. À partir de 2001, son ministère est lié à la paroisse d’Amorim, puis également à celle de Laúndos.
En plus des célébrations religieuses et du travail pastoral habituel, Peixoto s’investit dans des projets destinés à la jeunesse et à la musique. À Amorim, avec Manuel Gesteira, il participe à la création du chœur d’enfants Pequenos Cantores de Amorim, fondé en 2002.
Ar de Rock et les premiers DJ sets
L’histoire de Padre Guilherme en tant que DJ commence véritablement en 2006.
À l’époque, la paroisse de Laúndos connaît des difficultés financières : il faut financer des travaux déjà réalisés et poursuivre le développement des infrastructures paroissiales. Pour collecter des fonds et réunir les habitants, un projet estival communautaire baptisé Ar de Rock Laúndos est créé à proximité de l’église.
Il ne s’agit pas d’une discothèque traditionnelle. Des bénévoles de la paroisse organisent des rencontres, des soirées karaoké, des concerts et d’autres événements destinés à des habitants de tous âges.
Pendant les pauses, Guilherme diffuse de la musique depuis un ordinateur portable. Au départ, il s’agit principalement de rock, de pop, de hip-hop et de chansons portugaises populaires — la musique électronique, au sens moderne des DJ sets, y est encore quasiment absente.
La réaction du public est positive, et le prêtre commence progressivement à s’intéresser à la technique du DJing elle-même : logiciels de mixage, tables de mixage, construction d’un set et interaction avec le public.
Aumônier militaire
Parallèlement à son ministère paroissial, Peixoto devient aumônier militaire au sein de l’armée portugaise.
Il participe à des missions à l’étranger, notamment en Afghanistan et au Kosovo. Son rôle militaire n’est pas purement symbolique : Guilherme accompagne directement les militaires portugais lors d’opérations internationales.
En 2010, il passe environ six mois à Kaboul. Le commandement sait que l’aumônier organise des événements musicaux dans sa paroisse, et Peixoto est donc invité à mettre en place des soirées destinées aux soldats éloignés de leurs familles.
C’est en Afghanistan que la musique électronique commence à occuper une place plus importante dans ses sets.
Guilherme Peixoto obtient par la suite le grade de lieutenant-colonel au sein du Service d’assistance religieuse des forces armées portugaises.
Formation à ProDJ
De retour au Portugal, Peixoto comprend que ses connaissances autodidactes du matériel ne lui suffisent plus. Il s’inscrit à l’école professionnelle ProDJ de Porto.
Il cite DJ Miss Blondie comme son enseignante.
Le prêtre expliquera plus tard que cette formation a constitué une sorte de «redémarrage» : malgré plusieurs années de pratique en autonomie, il a dû abandonner de nombreuses mauvaises habitudes techniques et réapprendre à utiliser correctement son matériel.
En parallèle, il continue à jouer à Ar de Rock et accepte parfois des invitations à des événements étudiants. À ses débuts, Peixoto demande même aux organisateurs de ne pas utiliser son nom ni ses photos dans la communication : il n’est pas encore certain de la manière dont son activité de DJ sera perçue dans les milieux ecclésiastiques.
Des sets amateurs à la techno
Les goûts musicaux de Padre Guilherme évoluent progressivement. Si ses premières prestations reposent sur le rock, la pop et la dance commerciale, sa formation professionnelle l’oriente peu à peu vers la scène électronique.
Le melodic techno devient particulièrement important — une musique fondée sur un rythme de club régulier, de longues constructions harmoniques et des climax émotionnels.
Ce format convient également à l’approche artistique personnelle de Peixoto : il permet d’intégrer naturellement à de longues structures électroniques des chants choraux, des fragments de prières, des cloches d’église et des voix humaines enregistrées.
Le pape François et les écouteurs bénis
En 2019, Guilherme Peixoto se rend au Vatican et rencontre le pape François.
Le prêtre emporte avec lui ses écouteurs de DJ et demande au pontife de les bénir. François accepte.
Cette anecdote deviendra par la suite l’un des éléments les plus souvent cités de sa biographie publique, alors qu’à cette époque Padre Guilherme n’est pas encore un artiste électronique connu à l’échelle internationale.
La pandémie et «Sozinho em Casa»
La pandémie de COVID-19 constitue une étape décisive dans la formation du projet tel qu’il existe aujourd’hui.
Lorsque les événements publics habituels cessent, Padre Guilherme commence à diffuser des émissions en direct sur Internet. La série prend le nom de «Sozinho em Casa» — «Seul à la maison».
Pendant les diffusions, il échange avec des invités, commente l’actualité et joue de la musique. Progressivement, la partie finale de ses émissions devient de plus en plus électronique.
Des musiciens de son entourage lui suggèrent d’abandonner les mélanges prudents entre dance commerciale et autres styles pour proposer de véritables sessions techno.
L’expérience élargit considérablement son audience. Des vidéos montrant un prêtre en col romain jouant du melodic techno dans des espaces pratiquement vides commencent à circuler bien au-delà de sa paroisse.
C’est à cette période que se définit l’identité musicale actuelle du projet Padre Guilherme.
Pourquoi un prêtre se produit dans des clubs
La croissance de sa notoriété suscite également des critiques — à la fois dans les milieux catholiques et parmi certains publics de club, qui considèrent la présence d’un prêtre derrière les platines comme un simple coup marketing.
Peixoto présente avant tout son activité musicale comme un moyen d’être présent dans des lieux où l’Église est habituellement presque absente.
Il choisit néanmoins de se produire avec son col de prêtre. Pour lui, il ne s’agit pas d’un costume de scène, mais d’une affirmation directe de son identité : lors d’un festival ou dans un club, il ne cache pas qu’il est prêtre catholique.
Parallèlement, Padre Guilherme distingue clairement le concert de la liturgie. Les messes qu’il célèbre dans ses paroisses suivent la forme catholique ordinaire et ne deviennent pas des spectacles techno.
Ave Maria et Karetus
Le duo électronique portugais Karetus joue un rôle important dans son passage vers la scène électronique professionnelle.
Les musiciens aident Guilherme à structurer son projet électronique destiné à la scène et l’invitent à collaborer.
En 2022 paraît une version électronique de «Ave Maria», enregistrée par Karetus avec Padre Guilherme et Ricardo Luís Campos.
Ce projet devient l’une des premières sorties officielles à présenter le prêtre directement comme un acteur de la scène électronique contemporaine.
MEO Sudoeste
Durant l’été 2022, Padre Guilherme se produit au festival portugais MEO Sudoeste.
Ce set sur une scène de festival représente un événement d’une ampleur nettement supérieure à ses précédentes performances paroissiales et à ses apparitions dans de petits clubs.
Avec le retour à la normale de l’industrie des festivals, Padre Guilherme commence à constituer une véritable équipe professionnelle autour de ses concerts — management, techniciens, accompagnement visuel et préparation de ses propres contenus scéniques.
Póvoa Bendita
En juin 2023 paraît l’EP Póvoa Bendita.
Le projet est directement lié à la région de Póvoa de Varzim, où Peixoto a exercé son ministère pendant de nombreuses années. Susana da Costa participe également à l’enregistrement.
Le projet montre une direction qui deviendra caractéristique de sa discographie ultérieure : des motifs locaux et spirituels sont retravaillés sous la forme de musique électronique contemporaine.
Journées mondiales de la jeunesse 2023
Le principal tournant de sa carrière survient avec les Jornada Mundial da Juventude Lisboa 2023 — les Journées mondiales de la jeunesse de l’Église catholique organisées à Lisbonne.
Le 6 août 2023, Padre Guilherme reçoit une mission inhabituelle : tôt le matin, il doit musicalement «réveiller» les pèlerins qui ont passé la nuit dans le Parque Tejo après la veillée de prière, avant la messe de clôture du pape François.
Devant lui se trouve un public d’environ 1,5 million de personnes.
Le set commence par le célèbre «Hallelujah» de Georg Friedrich Haendel, qui évolue progressivement vers un arrangement électronique. Le programme comprend également des fragments de chants religieux, des morceaux électroniques connus ainsi que des enregistrements des voix du pape François et de saint Jean-Paul II.
Les vidéos de la prestation se diffusent rapidement sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux. Pour un homme connu depuis des années avant tout comme prêtre de paroisse dans le nord du Portugal, cela représente une entrée presque instantanée sur la scène électronique internationale.
TODOS TODOS TODOS
Après les Journées mondiales de la jeunesse, l’EP TODOS TODOS TODOS sort le 6 septembre 2023.
Le titre fait référence à l’expression fréquemment répétée par le pape François, «todos, todos, todos» — «tous, tous, tous».
Le projet comprend quatre morceaux :
- «TODOS TODOS TODOS»;
- «El único momento»;
- «Somos amados como somos»;
- «El amor de Jesús».
Les enregistrements sont publiés par Lux Aeterna Records.
Lux Aeterna Records
En développant sa propre musique, Padre Guilherme crée le label Lux Aeterna Records.
Son nom vient de l’expression latine signifiant «lumière éternelle». Le label sert à publier les propres enregistrements du musicien ainsi que les projets de ses collaborateurs réguliers.
Contrairement à un label de musique religieuse traditionnel, Lux Aeterna est directement orienté vers la scène électronique : il publie notamment des radio edits et des extended mixes destinés aussi aux DJ sets professionnels.
Afterlife au Hï Ibiza
Après son succès à Lisbonne, Padre Guilherme commence à être invité non seulement à des événements religieux ou destinés à la jeunesse, mais aussi à des festivals électroniques et à des soirées de club classiques.
Le 11 juillet 2024, il se produit à Afterlife au Hï Ibiza. La série créée par Tale Of Us compte alors parmi les plateformes les plus importantes du melodic techno à l’échelle mondiale.
Padre Guilherme joue dans la Club Room aux côtés d’artistes issus de la scène techno internationale.
L’enregistrement de la prestation est ensuite officiellement publié sous le titre Live at Hï Ibiza: Jul 11, 2024.
«CITADEL»
Le 12 juillet 2024 paraît la collaboration entre Padre Guilherme et le producteur irlandais Ginchy, «CITADEL».
Le morceau appartient à la techno et devient l’une des premières sorties de Padre Guilherme à circuler de manière autonome au sein de la scène électronique de club, en dehors d’un contexte exclusivement religieux.
«The Church Bells»
Une autre sortie importante de 2024 est «The Church Bells», créée avec Ebmath.
Les cloches d’église y deviennent un élément musical à part entière : le son traditionnel servant à appeler les fidèles à l’office est intégré à la structure de l’electronic dance music.
Padre Guilherme décrira plus tard «The Church Bells» comme l’une des œuvres centrales de son projet — un morceau qui exprime particulièrement bien son idée de faire se rencontrer l’univers sonore de l’église et le dancefloor.
Le Christ Rédempteur et les performances internationales
Au cours des années suivantes, la géographie de ses prestations s’élargit rapidement.
Padre Guilherme joue un set électronique au pied de la célèbre statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro et se produit également en Espagne, en Italie, en France, en Belgique, au Mexique et dans d’autres pays.
Il apparaît au Medusa Festival en Espagne ainsi que lors d’autres grands événements électroniques, non plus comme un prêtre invité pour son caractère insolite, mais comme un artiste intégré à des line-ups de festivals aux côtés de DJs professionnels.
Zamna Chile
Le 15 mars 2025, Padre Guilherme se produit au Zamna Festival à Santiago, au Chili.
Son set de près de deux heures comprend du melodic techno et de la house, ses propres compositions ainsi que des edits religieux spécialement conçus pour ses performances.
Parmi eux figurent des remixes de «Hallelujah», des extraits de discours du pape François et de Jean-Paul II, «The Church Bells», «CITADEL» ainsi qu’une nouvelle version de «Ave Maria».
Fait notable, les organisateurs invitent également Peixoto à bénir le site du festival — les dimensions religieuse et musicale de son activité sont ainsi présentes côte à côte, sans pour autant être fusionnées dans une même cérémonie.
Veneremur Et Adoremus
En 2025, Padre Guilherme et Ebmath publient le projet Veneremur Et Adoremus.
L’enregistrement réunit Liliana Sofia Coelho et le chœur d’enfants Pequenos Cantores de Amorim e Laúndos, directement lié au travail paroissial de Guilherme Peixoto.
Parmi les morceaux figurent «Adoramus» et une nouvelle version électronique de «Ave Maria».
Integral Ecology
Une autre sortie de 2025 est Integral Ecology.
Le projet comprend les morceaux «Lift Up the Fallen» et «Infinite Light», enregistrés avec Alba, Ricardo Luís Campos et Susana da Costa.
Le titre fait référence au concept d’«écologie intégrale», important dans la doctrine sociale du pape François et dans son encyclique Laudato si'.
Si Tuvieras Fe
La même année paraît la série Si Tuvieras Fe, dans laquelle Padre Guilherme et KYD3N retravaillent la musique de Carlos Anderson, connu sous le nom de «El Obama».
Elle comprend des versions électroniques de «El Grano de Mostaza» et «Protégeme Señor».
Ces sorties illustrent une autre méthode récurrente chez Peixoto — utiliser du matériel religieux préexistant comme base d’un remix destiné aux clubs.
Košice et le pape Léon XIV
Le 8 novembre 2025, Padre Guilherme se produit devant la cathédrale Sainte-Élisabeth à Košice, en Slovaquie.
L’événement est organisé à l’occasion du 75e anniversaire de l’archevêque Bernard Bober.
Pendant le spectacle électronique, un message préenregistré du pape Léon XIV destiné aux jeunes est diffusé sur un grand écran. Les paroles du pontife sont ensuite intégrées au programme musical.
Les vidéos de l’événement circulent à nouveau largement dans les médias internationaux. Le pape Léon XIV n’est cependant pas présent en personne — sa participation prend la forme d’un message vidéo.
We Want an Unarmed and Disarming Peace
Le 1er janvier 2026 paraît le projet We Want an Unarmed and Disarming Peace.
Le titre s’inspire du message du pape Léon XIV pour la Journée mondiale de la paix.
Le projet comprend deux morceaux :
- «We Want Peace» — Padre Guilherme et Diego Miranda avec Liah Barrett;
- «Instrumento de Paz» — Padre Guilherme et Dre Guazzelli avec Liah Barrett.
Les deux enregistrements sont publiés à la fois dans des versions radio plus courtes et sous forme d’extended mixes destinés aux DJ sets.
En mémoire du pape François à Buenos Aires
En avril 2026, Padre Guilherme se produit sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires dans le cadre d’un événement organisé à l’occasion du premier anniversaire de la mort du pape François.
La place située devant la cathédrale, où Jorge Mario Bergoglio exerçait avant son élection comme pape, devient un espace mêlant musique électronique, projections vidéo et extraits enregistrés de discours de François.
L’événement est intitulé «Francisco vive en el encuentro».
Style musical
Les sets actuels de Padre Guilherme reposent principalement sur le melodic techno, la techno et la house.
L’aspect le plus caractéristique de son langage musical réside dans l’utilisation de sources rarement présentes dans la musique électronique de club :
- des cloches d’église;
- des chants choraux;
- des extraits de musique sacrée classique;
- des prières catholiques;
- des enregistrements de discours de papes;
- de la musique traditionnelle et religieuse portugaise.
Il ne cherche toutefois pas à créer un genre fermé de «techno catholique». Les sets de Padre Guilherme incluent également des morceaux de producteurs électroniques classiques, allant du melodic techno à la progressive house en passant par des productions destinées aux festivals.
Les éléments religieux remplissent avant tout une fonction dramaturgique et reflètent l’identité personnelle de l’artiste.
Principales sorties
- 2022 — «Ave Maria» — Karetus avec Padre Guilherme et Ricardo Luís Campos;
- 2023 — Póvoa Bendita — EP;
- 2023 — TODOS TODOS TODOS — EP;
- 2024 — «CITADEL» — avec Ginchy;
- 2024 — «The Church Bells» — avec Ebmath;
- 2024 — «Selfish Love II» — Padre Guilherme Remix;
- 2024 — Live at Hï Ibiza: Jul 11, 2024 — DJ mix;
- 2025 — Veneremur Et Adoremus — avec Ebmath;
- 2025 — Integral Ecology;
- 2025 — Si Tuvieras Fe;
- 2026 — We Want an Unarmed and Disarming Peace.
Prêtre, militaire et musicien
La notoriété musicale n’a pas remplacé l’essentiel de la biographie de Guilherme Peixoto. Les annuaires officiels de l’Église continuent de le présenter comme prêtre de l’archidiocèse de Braga et aumônier militaire des forces armées portugaises.
Dans l’armée, il détient le grade de lieutenant-colonel au sein du Service d’assistance religieuse. Son expérience militaire comprend notamment des missions internationales en Afghanistan et au Kosovo.
C’est précisément cette combinaison de rôles qui permet de comprendre de nombreux thèmes présents dans sa musique. Pour Peixoto, les messages de paix, de solidarité et de réconciliation sont liés non seulement à son ministère religieux, mais aussi à son expérience directe auprès des militaires.
Parcours artistique
L’histoire de Padre Guilherme s’est développée presque à l’inverse de celle de la plupart des artistes électroniques. Il n’a pas commencé comme un jeune DJ de club qui aurait ensuite trouvé une image scénique originale. Lorsque Guilherme Peixoto a développé un véritable projet musical professionnel, il était déjà depuis de nombreuses années prêtre catholique, organisateur de la vie paroissiale et aumônier militaire.
Sa carrière de DJ est née d’un besoin concret de sa paroisse : réunir les habitants et collecter des fonds pour la communauté locale. De la musique diffusée sur un ordinateur portable à Ar de Rock, il est passé à une formation professionnelle, puis aux sets électroniques, aux livestreams pendant la pandémie et enfin aux grandes scènes de festivals.
Les Journées mondiales de la jeunesse 2023 ont considérablement changé l’échelle de cette activité, mais le principe est resté le même. Padre Guilherme utilise la musique électronique contemporaine non pas à la place de son ministère sacerdotal, mais comme un langage parallèle lui permettant de communiquer avec un public qui se trouve habituellement en dehors du milieu ecclésial.
